Il est ainsi admis que la sédentarité et l’inactivité physique constituent des problèmes publics majeurs, qui pèsent trop lourdement sur la santé de la population française comme sur le budget de l’État. Se pose alors la question de la mise ou de la remise en mouvement des individus fragiles : comment amener des personnes qui ne bougent pas à s’engager dans une activité physique quand la simple injonction à bouger ne suffit pas à transformer les modes de vie ? Quels professionnels peuvent alors intervenir en ce sens en contrôlant la balance bénéfices/risques et en produisant des bénéfices de santé durables ? Comment toucher les individus les plus éloignés des activités physiques, ceux-là étant également les plus à risque et les plus vulnérables économiquement et socialement (Lefèvre & Raffin, 2023) ? Et, in fine, comment organiser la vie collective pour favoriser l’activité physique régulière ? C’est à une partie de ces questions que les politiques publiques françaises ont tenté de répondre depuis le début des années 2000, en mettant en place et en déployant un certain nombre d’instruments d’action publique (Lascoumes & Le Galès, 2004) sur le territoire…
Rapport de recherche, Clément Perrier et Claire Perrin, 92 pages.
Soutenir et favoriser la prescription de l’activité physique pour les patients porteurs de maladies chroniques.
Le modèle de formulaire de prescription et de renouvellement d’une APA, proposé par l’Institut de Recherche du Bien-être, de la Médecine et du Sport Santé, est fixé par l’arrêté du 28 décembre 2023.
L’activité physique (AP) est un facteur de protection de nombreuses maladies non transmissibles comme les maladies cardiovasculaires, métaboliques, ostéoarticulaires, la dépression ou certains cancers. Elle est recommandée pour maintenir ou améliorer la santé physique et mentale à tous les âges de la vie et a un impact positif avec l’avancée en âge, sur la prévention des chutes, du déclin fonctionnel et des maladies neurodégénératives (Alzheimer). Elle est même reconnue aujourd’hui comme une thérapeutique non médicamenteuse à part entière pour de nombreuses pathologies. La sédentarité est un facteur de risque distinct, influant sur les mêmes pathologies et la mortalité toutes causes. Les personnes ayant une AP insuffisante ont un risque de décès (toutes causes) majoré de 20 à 30 % par rapport à celles qui sont suffisamment actives. Le manque d’AP est ainsi responsable de 4 à 5 millions de décès dans le monde chaque année (OMS, 2020). En France, le coût social du manque d’AP est estimé à 140 milliards d’euros par an, correspondant à plus de 38 000 décès et 62 000 pathologies causées chaque année (France stratégie, 2022).
Il est donc recommandé, pour la santé, de pratiquer des AP régulières et de limiter autant que possible la sédentarité. En termes de santé publique, il convient de mesurer et de surveiller régulièrement ces comportements, afin de connaître précisément le niveau, la nature et les déterminants de l’AP et de la sédentarité, pour pouvoir agir au plus près des besoins des différents groupes de populations.
L’article D. 1172-2 du code de la santé publique dispose que le médecin établit la prescription médicale initiale d’activité physique adaptée (APA) sur un formulaire spécifique dont le modèle est défini par arrêté du ministère chargé de la santé.
Le présent modèle de formulaire est destiné à être utilisé par le médecin prescripteur d’une APA et par le masseur-kinésithérapeute, lorsque ce dernier renouvelle ou adapte la prescription médicale initiale.
Le modèle de formulaire de prescription et de renouvellement d’une APA, proposé par Azur Sport Santé, est fixé par l’arrêté du 28 décembre 2023.