Hormis dans le cas des pathologies les plus sévères, la santé mentale a été longtemps un sujet de la sphère privée, alimentant les non-dits familiaux et la stigmatisation des personnes atteintes de troubles psychiques.
Cependant, depuis quelques années – et plus encore depuis la pandémie de Covid-19 –, la parole se libère progressivement autour de cette question à la fois complexe et ancrée dans le quotidien. La santé mentale devient une affaire publique, d’autant plus que la crise sanitaire a révélé et amplifié une dégradation générale de la santé mentale, particulièrement marquée chez les jeunes, et spécifiquement chez les jeunes filles ; et ce alors que les offres de soins publics en psychiatrie et d’accompagnement psychologique sont fragilisées dans de nombreux territoires, insuffisants à couvrir les besoins.
Ces constats documentés, couplés à la décision du gouvernement français d’en faire une Grande Cause nationale en 2025, ont contribué à une forte médiatisation. C’est une opportunité pour réfléchir et agir collectivement sur ce défi sociétal. De nombreuses personnalités du monde artistique ou du monde médiatique, ou encore des influenceurs ont ainsi témoigné publiquement de leurs difficultés psychologiques, brisant davantage les tabous.

