La santé mentale est le résultat de ce qui se passe à l’intérieur de chaque personne, mais aussi autour d’elle. Elle peut être affectée par des événements personnels bien identifiés, mais aussi par une multitude d’autres facteurs environnementaux et sociétaux. Elle n’est pas un état figé, mais une recherche permanente d’un état d’équilibre psychique, propre à chaque personne, selon ses conditions de vie et les évènements qu’elle vit ou qu’elle a vécus.
Elle est la conséquence des expériences, mais aussi des conditions et des espaces dans lesquels chacun vit. La famille est un de ces espaces essentiels. La confiance doit s’y imposer, mais aussi l’apprentissage, l’émancipation et la responsabilité. L’école est elle aussi au centre des enjeux. C’est ce que souligne le CESE quand il invite à « redéfinir un projet pour l’école » et affirme que réussite individuelle et réussite collective ne vont pas l’une sans l’autre. Avec cet avis, il le redit : l’école doit être favorable à une bonne santé mentale. Face au poids des inégalités, qui pèsent encore
trop sur l’orientation, elle doit s’adapter aux besoins et aux aspirations des élèves, être le lieu de la motivation, de l’estime de soi, du plaisir d’apprendre, sans abandonner l’exigence du savoir6. Au-delà, les conditions de logement, les liens familiaux et sociaux, un environnement respectueux de la santé, l’accès à la nature, la possibilité de se déplacer, d’accéder à l’art, à la culture et à la pratique sportive, aux loisirs et aux vacances sont les déterminants d’une bonne ou d’une mauvaise santé mentale.
Cet avis vise les enfants et les jeunes de 5 à 25 ans, avec l’idée d’analyser le continuum des problématiques de santé mentale, entre l’enfance, l’adolescence et l’entrée dans la vie d’adulte.

