L’activité physique est aujourd’hui reconnue comme un déterminant essentiel de la santé mentale, tant dans la prévention que dans la prise en charge des troubles psychiques. Les données scientifiques montrent qu’une pratique régulière contribue à réduire le risque de dépression, d’anxiété et de burn-out, tout en améliorant le bien-être psychologique, l’estime de soi et les capacités cognitives. Chez les enfants et les adolescents, une activité physique régulière est associée à une meilleure santé mentale à l’adolescence et favorise un développement harmonieux à l’âge adulte.
Sur le plan physiologique, l’activité physique agit en diminuant les phénomènes inflammatoires et le stress oxydatif, tout en stimulant la production de neurotransmetteurs impliqués dans la régulation de l’humeur, tels que la sérotonine et la dopamine. Elle constitue également une thérapie non médicamenteuse reconnue dans la prise en charge de nombreuses maladies chroniques et représente le traitement de première intention des épisodes dépressifs légers à modérés. Associée à une prise en charge adaptée, elle améliore les symptômes des troubles anxieux, des syndromes post-traumatiques et de plusieurs pathologies psychiatriques.
Au-delà de ses effets biologiques, l’activité physique favorise les interactions sociales, renforce le sentiment de compétence et améliore durablement la qualité de vie. Pour être efficace, elle doit être adaptée aux capacités, aux besoins et aux préférences de chacun, afin de favoriser une pratique régulière et durable. Ainsi, l’activité physique s’inscrit pleinement dans une approche globale de promotion de la santé mentale et de prévention des troubles psychiques tout au long de la vie.

