Fausses routes
La collection « Flash sécurité patient » sensibilise les professionnels de santé à la gestion des risques à partir d’évènements indésirables associés aux soins (EIAS) auxquels ils ont été confrontés, et qui sont toujours liés à une succession de dysfonctionnements. La HAS ne modifie pas et n’interprète pas ces EIAS déclarés dans les bases de retour d’expérience nationales par les professionnels et sélectionnés dans les FSP.
Ce flash s’intéresse aux EIAS liés à des fausses routes. Les évènements décrits ne le sont pas dans leur ensemble et les analyses reportées ont été focalisées sur les causes profondes en lien avec ce sujet.
Les fausses routes représentent un problème important par leur fréquence, leur gravité et leur morbi-mortalité (pneumopathie d’inhalation, dénutrition, etc.). Selon 2 études1,2, la prévalence de la dysphagie est estimée entre 8 et 15 % des personnes âgées à domicile, et entre 30 et 62 % de celles résidant en institution. Les fausses routes peuvent être causées, entre autres, par un âge avancé (presbyphagie), des maladies neurologiques (démence, maladie de Parkinson, etc.), des pathologies oto-rhino-laryngologiques (mycoses, cancer…), des troubles du comportement alimentaire, des interventions chirurgicales, une radiothérapie ou encore certains médicaments (neuroleptiques, benzodiazépines, opiacés…).

