Les interfaces numériques prennent une place grandissante dans notre quotidien. Leur utilisation incarne de nouvelles expositions créant une nouvelle population avec leur risque pathologique propre. Nous nous intéresserons dans cette thèse à l’état de santé des esportifs de haut niveau en France.
Le jeu vidéo est un environnement numérique interactif en temps réel, mobilisant des compétences cognitives, sensorielles et motrices, dont la pratique compétitive dans le cadre de l’esport s’apparente à une activité de haute performance.
Ce travail met en évidence que la pratique de l’esport de haut niveau en France s’accompagne de vulnérabilités de santé physiques, mentales et sociales spécifiques, qui ne peuvent être réduites aux seuls troubles musculosquelettiques ou au temps d’exposition aux écrans. L’étude qualitative menée auprès d’esportifs professionnels montre l’importance d’une approche intégrative, tenant compte des antécédents médicaux, des troubles du sommeil, de l’humeur, des profils neurodéveloppementaux, de la précarité contractuelle, du harcèlement et de la relation médecin–patient. Elle pose ainsi les bases d’une médecine de l’esport, proche de
la médecine du sport mais adaptée aux contraintes du numérique, et ouvre la voie à des recherches quantitatives et longitudinales ainsi qu’à la construction d’un parcours de soins et d’un cadre juridique protecteur pour les esportifs français.
Mme Marie-Pierre Rixain attire l’attention de Mme la ministre des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques sur la prévention des troubles du jeu-vidéo dans la pratique du eSport. Depuis plusieurs années, l’eSport s’est durablement installé dans le paysage sportif français en réunissant de plus en plus de pratiquants ; selon le baromètre 2022 réalisé par France eSport, cette discipline réunit plus de 10 millions de pratiquants. Un succès marqué par le développement massif des structures compétitives et l’organisation d’évènements majeurs.
Un travail réalisé par 20 enfants et jeunes de 12 à 18 ans, au cours de 6 jours de délibérations.
Afin de recueillir la parole des premiers concernés, 20 enfants et jeunes âgés de 12 à 18 ans, tirés au sort, ont travaillé pendant deux séquences délibératives du 14 au 17 avril 2025 puis du 22 au 23 mai 2025 pour nourrir les réflexions de la commission Affaires sociales et santé du Conseil économique, social et environnemental (CESE).
L’activité physique adaptée est aussi efficace que les antidépresseurs et la psychothérapie dans les dépressions légères à modérée. Elle permet également de prévenir certains troubles psychiques et d’améliorer la santé mentale.
Ainsi, votre médecin pourra vous proposer une prescription d’activité physique et diminuer la prescription médicamenteuse en fonction de votre évolution.
L’éco-anxiété, définie par les chercheurs comme une détresse psychologique (mal-être) découlant des inquiétudes face à la crise environnementale, est un sujet de préoccupation exponentielle pour les populations mondiales. Les médias et la recherche s’en font l’écho, sans que l’on en connaisse précisément l’impact sur la population française. D’où la nécessité d’en établir l’état des lieux de façon objectivée. C’est l’une des ambitions de ce travail, première étude réalisée en France à partir d’un échantillon représentatif (de 15 à 64 ans concernant par extrapolation 42 millions de Français). En complément, ce travail a permis d’améliorer l’approche de mesure de l’éco-anxiété, fondée sur un concept solide et un outil diagnostic construit scientifiquement, et de proposer un étalonnage original de catégories d’intensité croissante. Il permet de comprendre que l’éco-anxiété est un continuum avec des scores et des symptômes progressifs, révélant trois catégories générales d’éco-anxieux au sein de la population française…
Sutter, P.-E., Chamberlin S. & Messmer L. (2025). Éco-anxiété en France (étude 2025). ADEME. 86 pages.