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Santé mentale :  comprendre  les déterminants pour agir

Santé mentale : comprendre les déterminants pour agir

Hormis dans le cas des pathologies les plus sévères, la santé mentale a été longtemps un sujet de la sphère privée, alimentant les non-dits familiaux et la stigmatisation des personnes atteintes de troubles psychiques.

Cependant, depuis quelques années – et plus encore depuis la pandémie de Covid-19 –, la parole se libère progressivement autour de cette question à la fois complexe et ancrée dans le quotidien. La santé mentale devient une affaire publique, d’autant plus que la crise sanitaire a révélé et amplifié une dégradation générale de la santé mentale, particulièrement marquée chez les jeunes, et spécifiquement chez les jeunes filles ; et ce alors que les offres de soins publics en psychiatrie et d’accompa￾gnement psychologique sont fragilisées dans de nombreux territoires, insuffisants à couvrir les besoins.

Ces constats documentés, couplés à la décision du gouvernement français d’en faire une Grande Cause nationale en 2025, ont contribué à une forte médiatisation. C’est une opportunité pour réfléchir et agir collectivement sur ce défi sociétal. De nombreuses personnalités du monde artistique ou du monde médiatique, ou encore des influenceurs ont ainsi témoigné publiquement de leurs difficultés psychologiques, brisant davantage les tabous.

Feuille de route interministérielle en faveur d’un sommeil de qualité

Feuille de route interministérielle en faveur d’un sommeil de qualité

Le sommeil n’est pas un simple temps de repos. Il correspond à une activité physiologique essentielle. Un mauvais sommeil ou un manque de sommeil augmente le risque de maladies cardio-vasculaires, d’obésité et de diabète, de cancers.

Le manque de sommeil chez les enfants et les jeunes impacte leur croissance et diminue leur résistance immunitaire, comme l’efficacité vaccinale.

De même, un sommeil altéré ou insuffisant a un impact sur la santé mentale, et les troubles de santé mentale s’accompagnent fréquemment de troubles du sommeil. En effet, cela accentue les risques de troubles de l’humeur, d’anxiété et de symptômes dépressifs : l’insomnie multiplie par 2 le risque de développer une dépression10 et 75 % des personnes vivant avec des troubles psychiques ont une mauvaise qualité de sommeil. De récentes études révèlent également que l’altération de la qualité du sommeil serait un signe d’alerte précoce du développement de maladies neurodégénératives.

Enquête sur la santé mentale dans les territoires 2026

Enquête sur la santé mentale dans les territoires 2026

Cette enquête flash propose un état des lieux, à un instant donné, de la perception des enjeux de santé mentale par les professionnels du Développement Social et Urbain. Réalisée auprès de 251 acteurs de terrain, elle met en évidence une large reconnaissance de la santé mentale comme priorité d’intervention. Toutefois, elle révèle également des insuffisances majeures en matière de moyens, une coordination encore trop limitée entre les acteurs, ainsi qu’une intégration politique insuffisante de ces enjeux.

L’enquête permet enfin d’identifier les publics les plus vulnérables et de dégager les actions jugées prioritaires pour améliorer la prise en compte de la santé mentale sur les territoires.

Stratégie Nationale Sport Santé 2025-2030 – Flyer

Stratégie Nationale Sport Santé 2025-2030 – Flyer

Nous passons de plus en plus de temps assis : devant nos écrans, dans nos voitures, au travail ou à la maison. Nous ne bougeons pas suffisamment au quotidien. Résultat : fatigue, stress, douleurs, maladies chroniques, isolement… La sédentarité et le manque d’activité physique sont devenues l’un des plus grands risques pour notre santé.

Pourtant, il est possible d’agir, sans courir un marathon ni bouleverser son quotidien. Bouger un peu plus chaque jour, c’est déjà prendre soin de soi. Et la santé ne s’arrête pas là : bien manger, bien dormir, entretenir des relations positives en famille, entre amis, ou au travail font aussi partie de l’équilibre essentiel de notre vie.

C’est tout le sens de la Stratégie nationale sport-santé 2025-2030. Elle propose un cadre, des aides, des lieux et des professionnels pour accompagner chacun à son rythme dans la pratique de l’activité physique et la réduction de la sédentarité. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour améliorer sa qualité de vie.

Stratégie Nationale Sport Santé 2025-2030 (maj 2026)

Stratégie Nationale Sport Santé 2025-2030 (maj 2026)

La SNSS 2 2025-2030 s’inscrit dans la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Elle vise à renforcer et élargir les acquis en intégrant une approche plus ciblée autour des publics  prioritaires.

Parmi ces publics, les jeunes apparaissent comme une cible majeure. En effet, 79 % des adolescents de 11 à 17 ans ne suivent pas les recommandations d’activité physique. Le temps d’écran élevé en est un indicateur préoccupant. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) évoque un mode de vie produisant des « enfants d’intérieur ». De plus, les enfants issus de milieux défavorisés présentent un risque plus élevé de surpoids et d’obésité : les enfants d’ouvriers ont en effet deux fois plus de risques d’être en surpoids que des enfants de cadres supérieurs et 4 fois plus de risques d’être en situation d’obésité.

Autre priorité transversale : les femmes. Leur niveau de pratique est inférieur à celui des hommes, quel que soit l’âge. En effet, dès le plus jeune âge, cette différence est observée : seule une jeune fille sur cinq respecte les recommandations d’activité physique entre 6 et 17 ans, contre un garçon sur deux. Ces écarts se maintiennent à l’âge adulte.

La stratégie 2025-2030 adopte donc une logique d’universalisme proportionné reposant sur des actions universelles avec des modalités variant selon les besoins des populations. Des indicateurs spécifiques seront développés pour suivre l’efficacité des actions en direction des publics prioritaires, dont les femmes.

(mise à jour 2026)