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Prendre soin de sa santé mentale

Prendre soin de sa santé mentale

Prendre soin de sa santé mentale est aussi important que de prendre soin de sa santé physique, et des habitudes de vie telles que maintenir un bon sommeil ou une activité physique régulière, contribuent aux deux.

Ce document présente des conseils pour préserver sa santé mentale et son bien-être au quotidien. Il explique que prendre soin de soi passe par l’écoute de ses besoins physiques, psychiques et par la recherche de soutien lorsque cela est nécessaire.

Santé mentale des jeunes : des conseils pour prendre soin de sa santé mentale

Santé mentale des jeunes : des conseils pour prendre soin de sa santé mentale

Mise en place depuis 2020 et menées régulièrement, les vagues d’enquête Coviprev4 permettent de suivre l’évolution de la santé mentale de la population ainsi que les comportements adoptés pour la préserver. Les résultats des vagues 34 et 35 (mai 2022, septembre 2022) concernant les représentations sur la santé mentale et les troubles psychiques montrent que dans l’ensemble, plus de 7 personnes sur 10 déclarent prendre soin de leur santé mentale.

Pour autant, les jeunes de 18-24 ans se préoccupent en moyenne moins de leur santé mentale ou de leur bien-être (comme de leur santé en général) que leurs aînés. Ils sont moins nombreux à penser pouvoir agir sur celle-ci, moins enclins à en parler avec leur médecin, et croient moins fréquemment en l’existence de solutions efficaces pour soigner l’anxiété ou la dépression. En 2022, 35% des 18-24 ans avaient l’impression de ne pas prendre soin de leur santé mentale ou de leur bien-être.

Parmi ces jeunes, 32% déclaraient ne pas savoir comment faire, 29% indiquaient ne pas avoir le temps et 25% ne s’en sentaient pas capable.
Chez les 18-24 ans, les principaux freins à la consultation d’un « psy » sont le prix de la consultation, la difficulté à se confier ou la crainte de ce qu’ils pourraient découvrir sur eux, et la peur que l’entourage l’apprenne. De manière générale, les jeunes sont un peu moins nombreux que leurs aînés à reconnaître l’impact positif des différentes activités de la vie quotidienne (vie sociale, activité physique, loisirs, etc.) ou comportements de santé (sommeil, alimentation) sur la santé mentale

Sport et santé mentale – « L’activité physique et sportive est la nourriture du cerveau »

Sport et santé mentale – « L’activité physique et sportive est la nourriture du cerveau »

L’activité physique est aujourd’hui reconnue comme un déterminant essentiel de la santé mentale, tant dans la prévention que dans la prise en charge des troubles psychiques. Les données scientifiques montrent qu’une pratique régulière contribue à réduire le risque de dépression, d’anxiété et de burn-out, tout en améliorant le bien-être psychologique, l’estime de soi et les capacités cognitives. Chez les enfants et les adolescents, une activité physique régulière est associée à une meilleure santé mentale à l’adolescence et favorise un développement harmonieux à l’âge adulte.

Sur le plan physiologique, l’activité physique agit en diminuant les phénomènes inflammatoires et le stress oxydatif, tout en stimulant la production de neurotransmetteurs impliqués dans la régulation de l’humeur, tels que la sérotonine et la dopamine. Elle constitue également une thérapie non médicamenteuse reconnue dans la prise en charge de nombreuses maladies chroniques et représente le traitement de première intention des épisodes dépressifs légers à modérés. Associée à une prise en charge adaptée, elle améliore les symptômes des troubles anxieux, des syndromes post-traumatiques et de plusieurs pathologies psychiatriques.

Au-delà de ses effets biologiques, l’activité physique favorise les interactions sociales, renforce le sentiment de compétence et améliore durablement la qualité de vie. Pour être efficace, elle doit être adaptée aux capacités, aux besoins et aux préférences de chacun, afin de favoriser une pratique régulière et durable. Ainsi, l’activité physique s’inscrit pleinement dans une approche globale de promotion de la santé mentale et de prévention des troubles psychiques tout au long de la vie.

Programme santé mentale et psychiatrie 2025-2030

Programme santé mentale et psychiatrie 2025-2030

La santé mentale des enfants et des adolescents constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. Face à l’augmentation des troubles psychiques et des troubles du neurodéveloppement, les pouvoirs publics renforcent leurs actions afin d’améliorer le repérage précoce, le diagnostic, la qualité des soins et la continuité des parcours de prise en charge.

Le Programme Santé mentale et psychiatrie 2025-2030, publié en janvier 2025, identifie plusieurs priorités concernant les jeunes. Parmi celles-ci figurent l’amélioration de la prise en charge des enfants et adolescents hospitalisés en psychiatrie, la prévention et la gestion des situations de violence en milieu hospitalier, la continuité des soins entre la pédopsychiatrie et la psychiatrie de l’adulte, ainsi que le repérage et la prise en charge du stress post-traumatique. Le programme accorde également une place importante aux troubles du neurodéveloppement, notamment les troubles du spectre de l’autisme (TSA), le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles « dys » et le trouble du développement intellectuel (TDI), avec pour objectif de favoriser un parcours de soins coordonné, fondé sur les données probantes et centré sur les besoins de la personne.
Ces orientations soulignent l’importance d’une approche précoce, pluridisciplinaire et personnalisée, visant à promouvoir le développement, le bien-être et la qualité de vie des enfants, des adolescents et de leurs familles.

Elles rappellent également le rôle essentiel de la prévention, de l’accompagnement des proches et de la coordination entre les différents professionnels impliqués dans le parcours de soins.

Activité physique – Contextes et effets sur la santé

Activité physique – Contextes et effets sur la santé

L’activité physique constitue un déterminant majeur de la santé et du développement de l’enfant et de l’adolescent. De nombreuses études montrent qu’une pratique régulière favorise non seulement le développement des capacités cardiovasculaires, musculaires et osseuses, mais contribue également au bien-être psychologique, à l’amélioration de l’estime de soi et au développement des compétences cognitives et sociales. Elle participe aussi à la prévention de nombreuses pathologies liées à la sédentarité, telles que le surpoids, l’obésité et certaines maladies métaboliques.

Au-delà de ses bénéfices physiques, l’activité physique joue un rôle important dans la santé mentale. Une pratique adaptée est associée à une diminution des symptômes anxieux et dépressifs, à une meilleure perception de la qualité de vie ainsi qu’à un meilleur fonctionnement psychosocial. Les activités physiques pratiquées en groupe favorisent également les interactions sociales, l’apprentissage des règles collectives et le développement des compétences relationnelles.

Les bénéfices observés dépendent toutefois de la régularité, de l’intensité et du contexte de pratique. Si une activité physique modérée est reconnue pour ses effets positifs sur la santé globale, une pratique sportive intensive ou de haut niveau peut s’accompagner de contraintes physiques et psychologiques nécessitant un encadrement adapté. Promouvoir une activité physique régulière, progressive et individualisée dès le plus jeune âge constitue ainsi un enjeu majeur de santé publique afin de favoriser un développement harmonieux et l’adoption d’habitudes de vie bénéfiques tout au long de la vie.